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Héritier de l’inclinaison de son père pour les antiquités, Victor Gastou présente dans leur galerie une sélection de pièces chinées avec beaucoup de soin. Une histoire de famille et de transmission.

Plongé dés l’enfance dans le monde de l’art et des antiquités, Victor Gastou évoque sa maison familiale avec beaucoup d’émotion. « Les meubles changeaient tout le temps, et nous avions toujours le nez dedans. Avec ma sœur, Nous tournions et retournions les objets pour aider mon père à trouver des signatures. Être entouré de belles choses marque l’empreinte de l’œil » affirme-t-il.

Mais après son bac, Victor s’invente un autre parcours et se lance dans des études de droit, avant d’enchaîner école de commerce et grandes entreprises.

Rapidement toutefois, le manque se fait sentir et il retourne travailler dans la galerie paternelle par le biais d’un stage. « Découvrir des objets, les faire ensuite découvrir fait véritablement partie de mon ADN ! Lorsque je pars chiner, je me sens comme un aventurier en exploration ! » s’exclame-t-il.

Ce passionné entretient une relation très sensuelle avec les meubles, où les sens sont omniprésents. Il aime caresser les patines des objets anciens, imaginer leur histoire ou encore donner une deuxième vie à des pièces abandonnées par leur propriétaire ou maltraitées par le temps.

A la galerie, spécialisée dans l’Art déco du XXème siècle, Victor et Yves, son père, proposent des pièces exigeantes qui réclament un œil et une culture. « Le goût pour le mobilier dépend de l’histoire de chacun. Les Russes, par exemple, sont moins sensibles au design des années 60 ou 70 qui va les ramener au communisme, alors qu’ils sont friands de mobilier du XVIIIème siècle, époque de la Grande Russie et des tzars… », explique Victor Gastou.

Salon, exposition : l’expert déborde de projets. Présent sur le PAD de Paris, qui se tiendra cette année aux Tuileries du 31 mars au 3 avril, il présentera ensuite les œuvres en pierre et en acier de Gérard Kuijpers, à la galerie rue Bonaparte. Un travail en lévitation à découvrir sans tarder.

:: Présentation sur le stand du PAD 2016
Un superbe fragment d’un mur lumineux de Francois Chapuis, concu à l’origine pour une chapelle, permet de positionner la composition abstraite sur plus de 4 mètres. 1970.
Francois Chapuis est particulièrement connu pour ses recherches et son travail d’artisant verrier ainsi que pour l’expérimentation des polymeres et autres résines dans les années 60.

Une paire de console « Wing » de Gerard Kuijpers, 2015.

Totems de Ettore Sottsass.

Victor Gastou

 

 

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