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Le couple d’antiquaires espagnol Julia et Horacio Portuondo confirme sa participation pour la seconde année consécutive, dans la section Design de la foire d’art moderne et contemporain Art Élysées, qui se tiendra cet automne à Paris. Une occasion pour revenir sur leur parcours et sur leur passion pour le mobilier des seventies.

Nichée au cœur du très select marché Serpette, dans le dédale des rues du Marché aux puces de Saint-Ouen, la galerie Portuondo abrite l’univers de Julia et Horacio, deux toqués de design qui rassemblent autour d’eux leurs objets fétiches. Bibliothèque imposante d’Aldo Tura en parchemin laquée, sculpture en plexiglas de Jean Claude Fabry, table laquée sertie d’étoiles brillantes signée par la Maison Jansen… Ici, le style est résolument vintage et les années 70 sont mises à l’honneur. Une passion que partage le couple depuis plusieurs années.

Julia et Horacio Portuondo, l'amour du vintageUne collection qui implique toute une famille

Pour Horacio, l’attrait pour le design fait totalement parti de son héritage familial : son père compte parmi les antiquaires réputés de Madrid, son grand père exerçait le métier d’architecte et du coté maternel, on fabriquait des tissus… Julia, en revanche, est une autodidacte convertie à l’âge d’adulte. Elle plaisante d’ailleurs avoir autant épousé l’homme que sa passion… « Nous chinons chacun de nos meubles et de nos objets ensemble, en famille, avec nos deux enfants et invariablement, nous avons les mêmes coups de cœur. Lorsqu’une pièce plaît à Horacio, elle me séduit également et inversement… » Julia et Horacio ont quitté Madrid il y a une dizaine d’années avec toutes leurs économies, dans la ferme intention d’ouvrir une boutique aux Puces. A l’instar du père d’Horacio, ils commencent par vendre des meubles du XVIIIe et du XIXe siècle avant de succomber au charme du mobilier de la première moitié du XXe, avec une prédilection pour le graphisme et les couleurs ludiques des 70’s. Une collection qu’ils aiment associer à des œuvres d’art cinétique, telles que celles de Victor Vasarelly ou de Martha Boto.

Des meubles chinés aux quatre coins du Monde

« Nos pièces proviennent du monde entier, France, Italie, États-Unis, Allemagne…Achetées sur Internet, dans des foires ou des salles de vente, l’important est que chaque objet nous parle, peut importe qu’il soit signé… Nous sommes indifférents aux modes, nous n’achetons que les objets que nous aimerions avoir chez nous et d’ailleurs, notre appartement déborde», reprend Julia, porte-parole du couple. Si en Espagne, le prestige du nom de Portuondo rassure la clientèle, en France, il leur a fallu s’imposer. Mais de nombreux acheteurs reviennent régulièrement à la galerie piocher parmi les dernières trouvailles ou demander des conseils. Marchands, collectionneurs, décorateurs, artistes: autour des objets, des relations se tissent, voire quelquefois des amitiés. «A la galerie, ce sont les plus petites pièces qui se vendent le mieux : bureaux, luminaires, fauteuils… En ville, les gens manquent d’espace, alors les grands volumes sont difficiles à caser. Pourtant, ce sont souvent ceux qui ont le plus d’allure et qui donnent le ton », explique Horacio.

 Un stand à ne pas louper

Petits ou grands volumes ? Pour leur seconde participation au Art Élysées, Julia et Horacio souhaitent créer la surprise. Le détail des pièces exposées est donc encore tenu secret. On sait simplement que l’ambiance se fera autour d’un salon. La mise en scène d’une pièce de vie où figureront des éléments clés, chères aux époques dont ils sont friands. « Une exposition réussie doit à la fois faire rêver et présenter des pièces hors du commun », reprend Horacio. Du 22 au 26 octobre 2015, pendant les jours du Art Elysées, le couple Portuondo devrait donc faire la différence. L’exposition se tiendra Avenue des Champs Élysées, l’artère la plus célèbre du monde transformée, pour un temps, en temple du design.

Art Élysées – Section Design

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